Jeudi 31 mai 2007
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/2007 21:23
Texte :
"Je suis né a Genève ... il fallut encore se séparer"
A lire ici confessions_extrait2.txt
Commentaire :
I/ Une rétrospection en apparence objective
A- L'affirmation de l'identité entre auteur/narrateur/personnage
- dès début, pacte autobiographiq (préambule) se confirme : "je suis né a G. en 1712" = l'auteur / narra / perso forment donc qu'un => selon philippe Lejeune, caract de l'autobio.
B- La généalogie
- Tjrs selon P. Lejeune, le récit des origines = étape classique des autobiographies.
- R. va donc nous livrer une fiche complète d'état civil => docu neutre par excellence
- Presentation des parents & origine sociale & généalogie :
pere = milieu pauvre + famille nombreuse
mere = milieu + aisé + fille de ministre
- présentation du pere = horloger
- R présente sa famille plus large : son oncle & sa tante, qui sont les frere & soeur respectifs de ses parents => famille a donc été étroitement unie : "leurs enfants furent doublement mes cousins"
=> on est apparement dans le cadre d'une descript° objective des diff membres de la famille. Cpdt, les marques de subj sont nombreuses.
II/ Une subjectivité qui transparait
A- Une histoire d'amour idéalisée
- mère décrite de facon megliorative : "elle avait de la sagesse et de la beauté" => qualité physiques & morales
- pere => devient un véritable chevalier servant, héros d'un récit merveilleux - surmonte les difficultés auxquelles il est confronté :
* femme aimée + riche que lui (situation frequente dans roman du moyen age) => se donne du mal pour l'épouser : "ce n'était pas sans peine que mon pere l'avait obtenue", expression "sans peine" traduit difficultés qu'il a rencontrées.
* femme aimée lui fait subir épreuve de l'éloignement : "elle lui conseilla de voyager pour l'oublier" la femme aimé en position du sujet actif : c'est elle qui décide, et il obéit. éloignement physiq aurait du être éloignement sentimental
=> mais l'amour du pere a résisté a ces 2 types d'éloignement. Ses sentiment sont d'autant + fort et son comportement + héroique
=> on se trouve donc dans un récit merveilleux : le chevalier fait face a épreuves pour obtenir la main de la dame de ses pensées... la réalité est transformée.
+ meme histoire d'amour de l'oncle et de la tante est idéalisée, romancée : ce qui aurait pu paraitre comme un terrible chantage affectif se retrouve atténué sous la plume de l'auteur : la soeur de R ne consent pas a épouser le frere que si les 2 mariages sont célébrés "a condition/ne consentit". R attribue cela aux pouvoir de l'amour : "l'amour arrangea tout"
qu'en était il réellemnt.
B- Des efets de symétrie artificiels (dans le but de créer illusion romanesque)
- les 2 parents de R ont dès leur naissance le meme caractere "tous deux nés tendre et sensible"
- les familles s'unissent doublement : un frere et une soeur épousent un frere et une soeur d'une autre famille
- sous la plume de R les 2 mariages ont lieux dans la meme journée "les 2 mariages se firent le meme jour" (or on sait aujourd'hui que les mariages ont eu lieu a 5 ans d'intervalle) => mensonge pour que l'illusion romanesque soit plus forte
- les 2 familles mettent au monde un enfant au cours de la meme année "il en naquit un de part et d'autre d'une année"
conclusion :
=> transformation + ou - volontaire de la réalité, vision idéalisée de l'histoire de ses parents et de celle de son oncle et sa tante, le lecteur est donc amené à s'interroger sur le pacte de sincérité, les grandes autobio sont également des oeuvres d'art avec tout ce que cela comporte de reconstitution et de composition artistique.
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Mercredi 4 avril 2007
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/2007 16:38
Texte
Commentaire :
I/ La fin de l'enfance
A- La douceur d'une enfance heureuse
- L'enfance a tjrs été bien traité chez les Lambercier, il a vécu dans un climat affectif et moral, favorable à son bien-être : "douceur", "équité", "complaisance"
- jusqu'à l'épisode du peigne cassé, douceur jamais perturbé : adverbe "toujours" répété 2 fois montre que cet état était stable et permanent. => contraste avec l'injustice d'autant + saisissante.
- enfant a développé un bon caractère : nbrx adj. épithètes "timide et docile dans la vie ordinaire" => enfant de bonne composition, ni turbulent, ni problèmatique mis en parallèle avec "mais (opposition) ardent, fier, indomptable dnas les passions" : aspect fougueux de l'enfant qui apparait d'emblée avec un caract. entier =>l'adj. "indomptable" montre bien qu'il ne fait pas de compromis => pas étonnant qu'il ne cède pas, même s'il est victime de violence physique : "on ne put m'arracher l'aveu qu'on exigeait"
- bcp d'apostrophes : subjonctif a valeur exhortative (projeter à l'exterieur), quasiment injonctive (=impérative) : "qu'on s'imagine, qu'on se figure" => invite le lecteur à comprendre, à revivre la situation.
- "son petit être intelligent et moral" => parle de lui a la 3e personne du singulier : distanciation & "un enfant" autre forme de distanciation, terme assez général pour que le lecteur puisse librement s'identifier à l'enfant qu'était l'auteur.
B- La chute : la découverte de la violence dont il est victime
- R. a été puni pour le peigne cassé, un crime qu'il n'a pas comis
- phénomène de distanciation : "il y a mtnt 50 ans". L'adulte nie toujours les accusation dont il a été victime : "je n'avais ni cassé, ni touché le peigne / pas même appoché la plaque / pas même pensé" => série de tournures négatives montre bien que même le narrateur adulte juge qu'il a été accusé injustement.
- l'adulte affirme que l'on ne l'a pas cru : "je déclare à la face du Ciel que j'en étais innocent" => prend Dieu à témoin comme garrant de son innocence.
- il a été injustement victime de violence physique : "rigueur d'un chatiment si effroyable" / "douleur du coup" => très grande souffrance physique ainsi exprimée.
- mm s'il a bcp souffert physiquement la pire des douleurs était morale : "la douleur du coup, quoique vive, m'était peu sensible"
- utilisation de termes violents pour traduire cette douleur morale : "indignation, rage, désespoire" : 3 termes qui contrebalancent les 3 termes du début qui traduisaient la douceur de vivre : "douceur, liberté, complaisance"
- force de la violence exprimée aussi a travers la répétition ternaire du terme "carniflex".
=> + il acquiert de l'experience, + il perd de sa naiveté : "renversement, bouleversement"
II/ L'origine de la révolte chez Rousseau
A- La découverte de l'injustice
- injustice : idée dominante du texte : répétée plusieurs fois.
- description d'un état au passé : "un enfant qui n'avait pas même l'idée d'injustice" => il n'y a plus d'équité
- "Pour la 1ere fois" : changement fondateur / déclencheur
- utilisation du présent : il comprend l'injustice "si terrible" => d'autant + amplifiée qu'elle est commise par des gens que l'enfant aime, en qui il a confiance... il s'apperçoit que ces personnes qu'il respecte tant sont en fait de simples humains, bien loin d'être infaillibles...
- fin de la confiance de l'enfant envers les adultes; son cousin l'accompagne dans cette terrible découverte : "punit d'une faute involontaire comme d'un acte prémédité"
=> décalage entre la faute, la sanction et la punition - mm sentiment de révolte chezl es 2 cousins "a mon exemple, a mon unisson"
- champ lexical de la révolte : "carniflex, colère"
- "50 ans après" , il s'énerve encore => injustice passée mais vivace - souvenir marquant et ayant formé le caractère de R. / "10 000 ans" => moments toujours présents même s'il devient immortel, hyperboles qui insistent sur le caractère inoubliable de l'événement injuste => dela lui a rendu l'injustice insupportable.
B- Un souvenir fondateur : la lutte contre l'injustice
- la lutte contre l'injustice, instinct qui pouvait être présent naturellement chez R. a été renforcé par l'acte injuste. Un événement vécu au cours de l'enfance peut donc conditionner toute une vie => aspect novateur : sa lutte contre l'injustice a été présente dès sa naissannce, mais renforcé par cet événement : "mon coeur s'enflamme contre toute injustice" => a conditionné sa vie.
- ces luttes sont des cibles : "un tyran féroce, un fourbe de prêtre" = personne politique et religieux, principales cibles des philo. des lumières au 18e siècle.
- l'exemple des animaux montre qu'il ne veut pas que les puissants abusent de leur force et écrasent les plus faibles.
Conclusion :
=> épisode fondateur dans la vie de l'auteur, d'une importance primordiale, qui a véritablement conditionné sa personnalité.
Avis : Un autre épisode culte des Confessions. Un plan inversé si l'on peut dire commencer pa la fin d'une enfance et terminer la le début de la révolte chez rousseau ^^ Que du blabla sur l'injustice...
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Mardi 12 décembre 2006
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/2006 00:05
Texte :
Extrait du ruban volé, Livre deuxième "Il est bien difficile...."
Le ruban volé.txt
Commentaire :
I/ Les circonstances du crime
A- Situation spatio-temporelle
- Pst de verité générale : introduit l'idée de perte, de vol
- Peur de perdre qqch = évidence
- Scène présentée de façon neutre
- Mlle Pontal : seule à perdre qqch
- Mort de la dame pour qui travaille Rousseau
B- Le déroulement du vol et ses conséquences
- absence de mention de l'idée de vol au début du txt
- Inventaire : examiner que tout est là : aucun vol
- "Je ne le cachais guère, on me le trouva bien tôt" => enquête menée
=> "on" = ceux qui ont mené l'enquête = bcp de personnes
- Ruban devient l'objet "le", Rousseau subit l'action "me"
II/ La culpabilité : deux crimes
A- La confession du vol
- "me tenta" : passé simple = acte rapide
- "je le volai" : explicite => passé simple : rapide donc non prémédité
- MeV de son inexperience en vol (innocence)
- "On le trouve" => "Trouver" : évoque le hasard (Comme par hasard on l'a trouvé !)
- passé devient présent = implication du lecteur
- "je me trouble" "je balbutie" = sensation de l'auteur
- "en rougissant" = honte => mise en attente : va annoncer son vol
B- La fausse accusation
- Portrait élogieux de Mario : adj qualif = jeune, jolie, fraicheur de coloris
- Melioratif : modestie, air de douceur, sage, fidélité (associé a "non seulement" "mais" "surtout" => accentue les adjectifs)
- Marion = improbable coupable : surprise quand il l'accuse
- Idée de tribunal : "assemblée nombreuse" : y'a du monde
+ "comte de Laroque" : Le juge
- R. charge Marion pour accentuer son accusation (sans aucune honte)
- Champ lex de la religion : antithèse : Le Bien (ange, angélique) Vs Le Mal (diabolique, barbare)
- Marion tente de le faire avouer son mensonge mais elle ne charge pas R. car elle sait que ce n'est pas elle => Elle se défend sans accuser R.
III/ L'innocence
A- Dévalorisation de l'objet volé
- "Usé et petit" => minimise son vol
- "Meilleurs choses" : minimise la valeur de l'objet, gravité de l'acte
- Insiste sur le fait qu'il n'y a qu'un seul ruban "ce ruban seul" : différent de beaucoup
B- La prédiction de M. de la Roque
- erreur judiciaire : accuse Marion => licenciement mais sanction également pour JJR
- Sermont de la par de de la Roque : Troublera R. toute sa vie
- "La conscience du coupable vengera assez l'innocent"
- JJR ressent tjrs cette culpabilité
- Illustration du pacte de sincérité dans le préambule
Mon avis : Je sais, je sais y'a pas de problèmatique ni de conclusion et il est un peu vide, c'est pas la fin du monde hein :D, bon sinon, encore un commentaire qui revient automatiquement ds les études des confessions à cause de la manipulation du lecteur par JJR. C'est pas un commentaire bien compliqué en plus, facile de retrouver le plan ^^
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