Mes pronostics pour le bac de francais 2011
Ma méthode de révisions pour une petite mention ;)
Méthodologie du commentaire de français
Mes pronostics pour le bac de francais 2011
Ma méthode de révisions pour une petite mention ;)
Méthodologie du commentaire de français
Sujet 1 :
Le désir peut−il se satisfaire de la réalité ?
[Note du blogueur : J'ai choisi ce sujet en me disant que c'est le cours que je connaissais le mieux. A tort :( Le choix au feeling aurait sans doute été une meilleur idée sur ce coup.]
Sujet 2 :
Que vaut l'opposition du travail manuel et du travail intellectuel ?
Commentaire
Expliquer le texte suivant :
La validité des règles de justice, telles qu'elles prévalent entre les individus, n'est pas entièrement suspendue
entre les sociétés politiques. Tous les princes se targuent de prendre en considération les droits des autres
princes, et certains, cela ne fait pas de doute, sans hypocrisie. Des alliances et des traités sont conclus tous les
jours entre Etats indépendants, et ils ne seraient qu'autant de parchemin gaspillé, si l'on ne constatait, à
l'expérience, qu'ils ont quelque influence et autorité. Mais ici réside la différence entre les royaumes et les
individus. La nature humaine ne peut en aucune façon subsister sans l'association des individus, et cette association ne pourrait exister si l'on ne respectait pas les lois d'équité et de justice. Désordre, confusion, la guerre de tous contre tous, sont les nécessaires conséquences d'une telle conduite licencieuse. Mais les nations peuvent subsister sans relations. Elles peuvent même subsister, dans une certaine mesure, dans une guerre générale. L'observance de la justice, bien qu'utile entre elles, n'est pas garantie par une nécessité si forte qu'entre les individus, et l'obligation morale est en proportion de l'utilité. Tous les politiques admettent, ainsi que la plupart des philosophes, que des raisons d'État peuvent, en cas d'urgences particulières, dispenser de suivre les règles de justice, et invalider tout traité ou alliance, si les respecter strictement était considérablement préjudiciable à l'une ou l'autre des parties contractantes. Mais rien de moins que la plus extrême nécessité, reconnaît−on, ne peut justifier que les individus violent une promesse, ou envahissent les propriétés des autres.
Hume, Enquête sur les principes de la morale
Idées de correction :
http://jchichegblancbrude.blog.lemonde.fr/2007/06/12/le-desir-peut-il-se-satisfaire-de-la-realite-bac-philo-2007/
http://jchichegblancbrude.blog.lemonde.fr/2007/06/11/travail-manuel-intellectuel/
http://jchichegblancbrude.blog.lemonde.fr/2007/06/12/hume-et-les-regles-internationales-de-justice/
1er sujet :
L'art transforme-t-il notre conscience du réel ?
2e sujet :
Y a-t-il d'autres moyens que la démonstration pour établir une vérité ?
3e sujet :
Si la morale ne considère que l'action juste ou injuste, si tout son rôle est de tracer nettement, à quiconque a résolu de ne pas faire d'injustice, les bornes où se doit contenir son activité, il en est tout autrement de la théorie de l'État. La science de l'État, la science de la législation n'a en vue que la victime de l'injustice ; quant à l'auteur, elle n'en aurait cure, s'il n'était le corrélatif forcé de la victime ; l'acte injuste, pour elle, n'est que l'adversaire à l'encontre de qui elle déploie ses efforts ; c'est à ce titre qu'il devient son objectif. Si l'on pouvait concevoir une injustice commise qui n'eût pas pour corrélatif une injustice soufferte, l'État n'aurait logiquement pas à l'interdire. Aux yeux de la morale, l'objet à considérer, c'est la volonté, l'intention ; il n'y a pour elle que cela de réel ; selon elle, la volonté bien déterminée de commettre l'injustice, fût-elle arrêtée et mise à néant, si elle ne l'est que par une puissance extérieure, équivaut entièrement à l'injustice consommée ; celui qui l'a conçue, la morale le condamne du haut de son tribunal comme un être injuste. Au contraire, l'État n'a nullement à se soucier de la volonté, ni de l'intention en elle-même ; il n'a affaire qu'au fait (soit accompli, soit tenté), et il le considère chez l'autre terme de la corrélation, chez la victime ; pour lui donc il n'y a de réel que le fait, l'événement. Si parfois il s'enquiert de l'intention, du but, c'est uniquement pour expliquer la signification du fait. Aussi l'État ne nous interdit pas de nourrir contre un homme des projets incessants d'assassinat, d'empoisonnement, pourvu que la peur du glaive et de la roue nous retienne non moins incessamment et tout à fait sûrement de passer à l'exécution. L'État n'a pas non plus la folle prétention de détruire le penchant des gens à l'injustice, ni les pensées malfaisantes ; il se borne à placer, à côté de chaque tentation possible, propre à nous entraîner vers l'injustice, un motif plus fort encore, propre à nous en détourner ; et ce second motif, c'est un châtiment inévitable.
A. SCHOPENHAUER, Le monde comme volonté et comme représentation
Idées de correction :
http://jchichegblancbrude.blog.lemonde.fr/2008/06/16/corrige-bac-philo-2008-s-art/
http://jchichegblancbrude.blog.lemonde.fr/2008/06/20/corrige-bac-philo-s-2008-demonstration/
http://jchichegblancbrude.blog.lemonde.fr/2008/06/16/corrige-bac-philo-s-texte/
Sujet 1 :
Est-il absurde de désirer l'impossible ?
[Note du blogueur : NON !!!! (mais c'est pas tres philosophique comme réponse, j'avoue
) ]
Sujet 2 :
Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?
Commentaire de texte :
"Les affaires générales d'un pays n'occupent que les principaux citoyens. Ceux-là ne se
rassemblent que de loin en loin dans les mêmes lieux; et, comme il arrive souvent qu'ensuite
ils se perdent de vue, il ne s'établit pas entre eux de liens durables. Mais, quand il s'agit de
faire régler les affaires particulières d'un canton par les hommes qui l'habitent, les mêmes
individus sont toujours en contact, et ils sont en quelque sorte forcés de se connaître et de se
complaire.
On tire difficilement un homme de lui-même pour l'intéresser à la destinée de tout l'État, parce
qu'il comprend mal l'influence que la destinée de l'État peut exercer sur son sort. Mais faut-il
faire passer un chemin au bout de son domaine, il verra d'un premier coup d'oeil qu'il se
rencontre un rapport entre cette petite affaire publique et ses plus grandes affaires privées, et il
découvrira, sans qu'on le lui montre, le lien étroit qui unit ici l'intérêt particulier à l'intérêt
général.
C'est donc en chargeant les citoyens de l'administration des petites affaires, bien plus qu'en
leur livrant le gouvernement des grandes, qu'on les intéresse au bien public et qu'on leur fait
voir le besoin qu'ils ont sans cesse les uns des autres pour le produire.
On peut, par une action d'éclat, captiver tout à coup la faveur d'un peuple; mais, pour gagner
l'amour et le respect de la population qui vous entoure, il faut une longue succession de petits
services rendus, de bons offices obscurs, une habitude constante de bienveillance et une
représentation bien établie de désintéressement.
Les libertés locales, qui font qu'un grand nombre de citoyens mettent du prix à l'affection de
leurs voisins et de leurs proches, ramènent donc sans cesse les hommes les uns vers les autres,
en dépit des instincts qui les séparent, et les forcent à s'entraider."
De la démocratie en Amérique, Alexis de Toqueville
Idée de correction :
http://jchichegblancbrude.blog.lemonde.fr/2009/06/19/y-a-t-il-des-questions-auxquelles-aucune-science-ne-repond/
Commentaire :
http://www.philomag.com/fiche-philinfo.php?id=140
Pronostics bac de français 2012
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